Pourquoi Jéricho

Pourquoi Jéricho ?

Un signe biblique, une action spirituelle, une réponse pour notre temps

Pourquoi avoir choisi le nom “Jéricho” pour cette initiative ?
Parce que Jéricho n’est pas seulement une ville de l’Antiquité : c’est un symbole. Dans la Bible, Jéricho représente la forteresse qui semble imprenable par des moyens humains.

Or, notre époque connaît elle aussi des “murs” : pas des remparts de pierre, mais des mécanismes qui enferment les peuples dans la peur, la dépendance, la confusion, l’injustice et la résignation. Beaucoup constatent un monde dominé par la logique du profit, du rapport de force, de l’orgueil, et d’une technocratie qui écrase la dignité humaine. Face à cela, le réflexe courant est la colère stérile, le découragement, l’indifférence. Jéricho nous propose une autre voie : la persévérance dans la foi, l’unité, et l’offrande.

Jéricho : quand le combat n’est pas d’abord militaire, mais spirituel

Dans le récit biblique, les Hébreux ne renversent pas Jéricho par une puissance d’armes, une stratégie de siège ou une violence spectaculaire. Ils obéissent à un ordre déroutant : marcher, prier, garder le silence, et recommencer — jour après jour — jusqu’au moment fixé.

Cette démarche porte un message puissant :

  • ce qui fait tomber les murs, ce n’est pas la brutalité,

  • c’est la fidélité, la discipline, la communion, et l’amour.

Notre initiative s’inscrit dans cette logique : nous ne cherchons pas la confrontation, mais la conversion ; nous ne cherchons pas le chaos, mais la vérité ; nous ne cherchons pas la vengeance, mais la justice.

Pourquoi “7 jours et 7 nuits” ?

Le chiffre 7 est un signe biblique de plénitude : il évoque un temps accompli, une œuvre menée à son terme, une étape franchie. Le récit de Jéricho est structuré par ce rythme : la marche se répète, s’intensifie, et atteint son sommet le septième jour.

Ce cadre nous rappelle que la libération n’est pas un “coup” émotionnel, mais un chemin :

  • apprendre à tenir,

  • apprendre à prier sans voir immédiatement de résultat,

  • apprendre à agir ensemble, même dans la discrétion,

  • et laisser Dieu ouvrir les portes au moment voulu.

Dans un monde marqué par l’instantané, Jéricho réapprend la persévérance.

De l’ancienne Jéricho à un « Jéricho Mondial »

L’ancienne Jéricho était entourée de murs. Notre époque est entourée de murs d’une autre nature :

  • des murs d’indifférence et de relativisme (“tout se vaut”),

  • des murs d’intimidation (“tais-toi, sinon…”)

  • des murs d’habitudes (“on ne peut rien changer”),

  • des murs de dépendance (“sans eux, on ne vit pas”),

  • des murs spirituels (tiédeur, peur, désespoir, division).

C’est pourquoi nous parlons d’un Jéricho mondial : une mobilisation de prière et de marche, menée dans de nombreux pays, autour de lieux de pouvoir et de décision. L’enjeu n’est pas de “désigner des ennemis”, mais de briser la résignation, de réveiller les consciences, et de demander à Dieu de faire tomber ce qui doit tomber — dans les cœurs, dans les systèmes, dans les mensonges — pour que la vérité et la justice puissent rayonner.

Une action pacifique : marcher, prier, adorer

L’initiative Jéricho repose sur un principe clair : nous ne faisons pas tomber des murs physiques, nous demandons la grâce de faire tomber des murs intérieurs et spirituels.

Notre démarche est :

  • publique mais non agressive,

  • visible mais sobre,

  • déterminée mais pacifique,

  • ferme dans la foi, humble dans l’attitude.

La marche est une prière en mouvement, et l’adoration un acte de soutien continu : une manière d’unir ceux qui sont sur le terrain et ceux qui ne peuvent pas se déplacer. Le cœur du projet n’est pas le bruit : c’est la fidélité.

Pourquoi maintenant ?

Parce qu’il y a urgence. Beaucoup ressentent que les crises s’accumulent — agricoles, économiques, sociales, politiques et sociétales — et que les réponses proposées sont souvent technocratiques, désincarnées, ou soumises à l’intérêt financier. Jéricho est un refus de la passivité pour recouvrer la Vérité, la Justice et la Liberté.

Nous voulons répondre par les vertus :
Prudence, Force, Tempérance, Justice, Foi, Espérance et Charité.

Autrement dit : agir sans haine, tenir sans se durcir, résister sans se perdre, et aimer sans se taire.

Pourquoi en silence?

Parce que Dieu ne se trouve pas dans le bruit mais dans le silence.

Le sens de notre intention

Nous marchons et prions avec une intention simple : demander à Dieu d’éclairer, de convertir, de redresser et de libérer.
Que ceux qui ont reçu du pouvoir soient conduits à la vérité et au bien commun. Et si des structures ou des décisions s’opposent à la justice, qu’elles soient désarmées, corrigées ou renversées selon la volonté de Dieu, sans violence, sans vengeance, et sans esprit de destruction.

Jéricho est un acte de foi : croire que le monde n’est pas condamné à la fatalité, et que Dieu peut ouvrir un passage là où tout semble bloqué.

Rejoignez le mouvement

Vous pouvez participer :

  • en marchant (par relais, jour et nuit),

  • en adorant (présence eucharistique, prière continue),

  • en soutenant par le jeûne, le chapelet, la prière à domicile,

  • ou simplement en diffusant l’initiative et en unissant votre intention.

Ne soyez plus spectateurs : agissez pour le bien commun.